LA SOMNAMBULE

LA SOMNAMBULE

Vincenzo Bellini


TEATRO LA FENICE - VENISE

“ L'innocence trahie ”

Le personnage d’Amina, la Somnambule, est un des plus attachants de l’univers bellinien : c’est pour une fois le contraire d’une femme déchirée et, même si la folie n’est pas loin, c’est une folie douce, toute en demi-teinte, où le rêve croise la réalité. Il y faut une voix à la technique absolument maîtrisée tant il y a de vertiges dans ces airs mais il y faut aussi une tendresse épurée, à travers la longue phrase bellinienne, mélancolique mais vibrante intérieurement, chopinienne dans l’esprit des Nocturnes. Jamais peut-être le chant bel cantiste n’a été plus poignant que dans ce rêve éveillé, quand on suspend son souffle pour écouter cette voix flottante où chaque inflexion est colorée avec une émotion nue. Car c’est le chant plus que l’histoire (à peine une esquisse dramatique) qui fascine dans cette manière d’habiter l’extase romantique, cette poésie quasi transparente et ce sentiment du feu qui couve : tout cela doit s’entendre et la soprano australienne Jessica Pratt le fait entendre ici. Elle est l’héroïne de ce joli spectacle transporté dans une station de sports d’hiver suisse, mais elle fait éprouver avant tout ce chant romantique à son sommet, qui donne une idée de ce que devait être Giuditta Pasta, la créatrice, en 1831 à Milan, ou Maria Malibran deux ans plus tard. Quand on entend Come per me sereno au 1er acte ou Ah! non credea mirarti à la fin, le rêve est devenu réalité.



Découvrez LA SOMNAMBULE :



REPRÉSENTATION À 19H30 PRÉCISES.
OUVERTURE DES PORTES À 18H45, FERMETURE DES PORTES À 19H15.


DURÉE DU SPECTACLE

2h36 dont 1 entracte de 20 min