ORFEO ED EURIDICE

ORFEO ED EURIDICE

Christoph Willibald Gluck


Paris Théâtre des Champs-Elysées

“ L’a-t-il perdue ? ”

C’est de ce mythe que tout est parti. Dès son origine, l’opéra s’inscrit dans la filiation d’Orphée et de cette mort qui en est l’enjeu, celle d’Eurydice : Orphée, ayant obtenu l’autorisation de descendre au royaume des Morts pour retrouver sa compagne Eurydice et la ramener chez les vivants, ne parvient pas à contenir son désir et enfreint la défense qu’on lui a faite de la regarder. Il se retourne donc vers elle… et la malheureuse retombe à nouveau, et à jamais, dans les Enfers. L’opéra, poésie et musique trouve là son mythe originaire. Car Orphée déclame des mots mais ces mots, il les chante : il est donc poète et musicien, l’un n’étant pas dissociable de l’autre. Mais dans cet épisode fondateur qu’est la descente aux Enfers, le chant d’Orphée est là pour prendre la place imaginaire d’Eurydice, avant de la re-susciter par la force de ce chant. C’est parce qu’existe cet amour si fort que le chant d’Orphée peut vaincre l’ordre établi, déranger la loi qui veut que les morts soient morts et les vivants vivants. La version du mythe mise en musique par Gluck est poignante ici, dans cette version épurée proposée par Robert Carsen, interprétée par deux chanteurs superlatifs, Philippe Jaroussky en Orphée et Patricia Petibon en Eurydice.



REPRÉSENTATION À 19H30 PRÉCISES.
OUVERTURE DES PORTES À 18H45, FERMETURE DES PORTES À 19H15.


DURÉE DU SPECTACLE

1h26 sans entracte