LES CONTES D

LES CONTES D'HOFFMANN

Jacques Offenbach


ROYAL OPERA HOUSE - LONDRES

Offenbach était le Maître Jacques du Second Empire dont il fit tourner les têtes. Mais il voulait désespérément être pris au sérieux au moins une fois ; c’est pourquoi il se lança dans la composition des Contes d’Hoffmann avec cette énergie de ceux qui vont mourir – et le savent : en effet, son ouvrage sera créé quatre mois après sa mort. Alors, que racontent ces Contes d’Hoffmann ? L’histoire d’un poète qui tente d’échapper à un pacte avec le diable : c’est en fait une sorte de cauchemar qui revient trois fois, révélant trois femmes différentes qui sont peut-être trois fois la même ou trois figures de la femme désirée, aimée, manquée. Trois reflets d’une impossible coïncidence entre le rêve et le réel. À travers ce jeu trompeur des apparences, c’est comme si ces Contes concentraient l’illusion du théâtre et de la vie même. La production que je vous propose a été remontée il y a deux ans à l’Opéra de Londres spécialement pour Vittorio Grigolo, qui y est sensationnel, avec aussi l’Antonia luxueuse de Sonya Yoncheva. Mais l’éblouissement du spectacle de John Schlesinger, créé en 1980, retrouve là toute sa magie, tous ses décors et ses costumes luxuriants qui en font, au-delà de la nostalgie, un vrai spectacle de fête !

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INTRIGUE
À Munich, dans la taverne à vins de Luther – là où débute et finit l’opéra – le poète Hoffmann, flanqué de son confident Nicklausse, entame le récit de ses trois amours malheureux, dans lesquels le conseiller Lindorf a joué un rôle crucial, vêtu de trois costumes différents, tous plus diaboliques les uns que les autres. Dans la passion folle d’Hoffmann pour la poupée Olympia, Lindorf est devenu Coppélius, camelot brisant net le rêve impossible du poète. Face à la cantatrice Antonia, il a été le Docteur Miracle, charlatan maléfi que dont les conseils ont foudroyé la jeune fille, et tué par là même l’amour éperdu d’Hoffmann pour elle. À Venise enfin, le magicien Dapertutto a manoeuvré la courtisane Giulietta – objet des désirs d’Hoffmann – pour qu’elle obtienne de lui son reflet – autrement dit son âme. Mais Giulietta a fui, et la jalousie et le crime se sont mêlés à cette histoire sordide, funeste une fois de plus.

REPRÉSENTATION À 19H30 PRÉCISES.
OUVERTURE DES PORTES À 18H45, FERMETURE DES PORTES À 19H15.


DURÉE DU SPECTACLE

3h11 dont 1 entracte de 20 min