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L'ITALIENNE À ALGER




FESTIVAL DE SALZBOURG - AUTRICHE

“ Exotique et déjantée ”

Composée par Rossini à vingt et un ans, en trois semaines, L’Italienne à Alger a d’emblée conquis le public et reste encore aujourd’hui l’un des fleurons de l’opéra bouffe à la napolitaine. « C’est la musique la plus physique que je connaisse » avouait Stendhal : il est vrai qu’il y a dans cette foldinguerie lancée cheveux au vent avec un panache insolent quelque chose d’aphrodisiaque. Dès l’Ouverture, on sent les poils se dresser sur les avant-bras : ça ne cessera pas pendant plus de deux heures de scintillements, de jaillissement, de mousse, une sorte d’orgie ludique spumante ! Dans cette production filmée au Festival de Salzbourg, les metteurs en scène Patrice Caurier et Moshe Leiser s’en donnent à cœur joie dans une transposition iconoclaste qui réjouit le public : à l’heure où l’Algérie entame sa mutation, cette plongée dans un univers complètement déjanté tient de la BD, de la parodie, de l’opérette et parfois de la franche rigolade. Mais tout cela ne tiendrait pas sans la troupe déchainée menée par une Cecilia Bartoli irrésistible et un Ildar Abdrazakov quasi surréaliste, sous la baguette amphétaminée de Jean-Christophe Spinosi. Il y a là ce qui a toujours été la préoccupation de Rossini, le plaisir !



REPRÉSENTATION À 19H30 PRÉCISES.
OUVERTURE DES PORTES À 18H45, FERMETURE DES PORTES À 19H15.


DURÉE DU SPECTACLE

3h07 dont 1 entracte de 20 min